.png)
Vous avez ouvert votre PEA et vous avez fait un virement vers la poche « Espèces » du PEA.
Si ce n’est pas encore fait, faites d’abord un tour à la station précédente :
📍 Station précédente sur Cayas : Ouvrir son PEA
Prochaine étape : passer votre premier ordre pour investir concrètement en Bourse. « Passer un ordre », ça veut simplement dire appuyer sur le bouton ACHETER ou VENDRE.
Chez Cayas, vous ne nous verrez jamais recommander l’action Machin Corp plutôt que l’action Bidule SA. La théorie financière nous enseigne plutôt que la meilleure option est généralement de privilégier des produits d’investissement qui reproduisent les performances de l’ensemble du marché. C’est ce qu’on explique à la station Actions.
Et la beauté de la chose, c’est que cette approche vaut aussi bien pour les investisseurs chevronnés que pour les débutants.
Pour reproduire les performances de l’ensemble du marché, on s’appuie sur des indices.
Vous pouvez visualiser un indice comme une palanquée d’actions d’entreprises différentes, regroupées selon un découpage maison, en fonction de la géographie ou de la taille des entreprises. (Parfois fort créatifs, ces découpages ! On y reviendra dans la Ligne dédiée aux actions.)
L’indice mondial qui nous intéresse ici est le MSCI World. En octobre 2025, il regroupe environ 1 300 grandes entreprises de 23 pays développés et couvre environ 85 % de la capitalisation boursière dans chacun de ces pays.
Comme tous les indices, il évolue dans le temps : certaines entreprises entrent, d’autres sortent, et certaines prennent plus de place que d’autres.
Pour vous mettre le pied à l’étrier et passer votre premier ordre, cet indice est un bon point de départ. On va commencer par un montant sans conséquence sur votre avenir, par exemple 100 euros.
Vous verrez ensuite que cet indice peut suffire jusqu’à des niveaux élevés de patrimoine, en centaines de milliers voire en millions d’euros.
Une fois qu’on tient notre indice, il nous faut un fonds qui investisse conformément à celui-ci : on dit qu’il le réplique. Les ETF sont une façon très pratique de le faire.
Un ETF (Exchange Traded Fund) est un fonds qui s’achète et se vend en Bourse, dont le rôle est de suivre la composition de son indice de référence. Comme il n’y a pas vraiment besoin de pilote à bord, il offre généralement des frais de gestion minimes. (À défaut de savoir ce qu’on va gagner en Bourse, on peut contrôler ce qu’on débourse !)
Les ETF ont souvent des noms longs et pleins d’acronymes barbares. Pour vous assurer de ne pas vous tromper quand vous en achetez, référez-vous à leur numéro ISIN, qui ne change pas.
Ils ont aussi un petit nom rapide de trois ou quatre lettres, le ticker. C’est souvent celui-ci que vous verrez passer dans les discussions entre investisseurs sur les forums.
Tous les fournisseurs de PEA ne proposent pas exactement les mêmes ETF. Mais globalement, vous retrouverez au moins un des trois ETF suivants, qui répliquent l’indice MSCI World :
(On vous avait prévenus. Si c’est la première fois que vous voyez le nom d’un ETF, c’est barbare.)
Celui-ci, c’est un peu l’ETF historique. Il date de 2009. À l’échelle des ETF, c’est carrément un aïeul.
Il est géré par Amundi, une filiale du Crédit Agricole qui est aussi le plus grand gérant d’actifs européens.
Cet ETF a été créé début 2024 et a fait une sacrée concurrence au précédent, pour deux raisons : ses frais plus bas et son prix bien plus accessible.
iShares est une marque de BlackRock, la plus grosse société de gestion du monde. Elle est américaine. En termes de géant, on ne peut pas faire plus géant que ça.
Ni une ni deux, Amundi a contre-attaqué contre BlackRock et a sorti un ETF avec encore moins de frais qu’iShares et un prix bas. C’était au début de l’année 2025. Eh, il s’en passe des choses dans le monde de l’investissement, faut pas croire.
Ces trois ETF sont capitalisants, c’est-à-dire que les revenus générés (les dividendes) sont automatiquement réinvestis dans le fonds : ils augmentent la valeur de votre investissement sans que vous n’ayez rien à faire.
D’autres types d’ETF existent : les ETF distribuants. Avec ceux-là, les revenus générés par l’ETF vous sont versés régulièrement. Inconvénient : il faut ensuite réinvestir vous-même cet argent. Un peu plus de charge mentale, un peu plus de frais.
Pour un investissement long terme, privilégiez les ETF capitalisants.

Par exemple, chez Boursobank, il y a un partenariat avec iShares. Le WPEA fait partie du programme « Boursomarket 0 », c’est-à-dire que sur cet ETF, vous ne paierez pas de frais de transaction au moment de l’achat. Mais il a un inconvénient : Boursobank impose pour l’acheter un minimum d’achat de 500 euros. Pas très pratique si on veut investir moins.
Le choix se fera donc entre le WPEA et le DCAM : soit moins de frais mais un minimum d’achat de 500 euros, soit un peu plus de frais, mais un achat possible dès 100 euros.
Du côté de Fortuneo, vous ne paierez pas de frais de transaction sur votre premier ordre du mois inférieur à 500 euros.
Regardez bien ce que votre banque propose et profitez des avantages.
Quand on parle de « frais de transaction », on parle de quoi ?
À chaque fois que vous passez un ordre, vous payez des frais de transaction à votre banque ou à votre courtier. Ils peuvent aussi être appelés « frais d’ordre » ou « frais de courtage », c’est pareil. (À chaque banque son petit nom préféré différent. Car pourquoi simplifier les choses, n’est-ce pas ?)
Sur le PEA, ils sont encadrés par la réglementation : c’est 0,5 % maximum du montant de votre ordre, quelle que soit votre banque.
Dans le récapitulatif de votre ordre, vous les verrez additionnés aux frais annuels de votre ETF.
Cela donne une ligne du type « 0,5 % (frais de transaction) + 0,20 % (frais de l’ETF) = 0,70 % ».
Ce qui est d’ailleurs très nouille : on ne devrait pas mélanger les deux. Les frais de transaction sont payés immédiatement en une fois, tandis que les frais de l’ETF sont payés annuellement, un petit peu chaque jour.
Parenthèse sur les frais.
Différenciez bien deux catégories de frais qui n’ont pas le même impact sur votre argent :
Si vous payez 0,5 % de frais annuels sur un capital de 10 000 euros qui vous rapporte 5 % par an, vous aurez payé 1 653 euros de frais au bout de vingt ans.
Si vous payez 0,5 % de frais ponctuels sur le même capital de 10 000 euros, vous aurez payé 50 euros de frais une fois et c’est tout.
Quand vous passez un ordre, les frais de transaction sont des frais ponctuels.
Évidemment, c’est toujours mieux de ne pas en payer, mais on ne va pas non plus se lancer dans des grandes manœuvres contraignantes pour éviter quelques euros ou dizaines d’euros. D’autres batailles sont plus importantes.
Payer 0,5 % de frais de transaction quand on achète son ETF, c’est OK.
En revanche, si vous rentrez dans la catégorie Trader foufou qui a envie d’appuyer sur des boutons « Acheter » et « Vendre » toute la journée, là ça va commencer à peser. Mais c’est un autre sujet.
Bien. Quelle est la prochaine étape ?
Avant de vous laisser passer votre premier ordre, la banque a l’obligation de vérifier vos connaissances financières, via un test de quelques questions. Cette réglementation est là pour vous protéger et s’assurer que vous comprenez les risques de l’investissement. Si vous avez lu le parcours Cayas, vous devriez avoir tout bon !
Vous voici maintenant à l’intérieur de votre PEA. Vous allez utiliser l’argent de la poche « Espèces » pour acheter votre ETF.
Commencez par chercher votre ETF dans la barre de recherche ou dans le champ « Rechercher une valeur ». Pour le chercher, utilisez son numéro ISIN.
Sur la page récapitulative de l’ETF, vous trouverez plein d’infos dans tous les sens. Ne prenez pas peur, vous pourrez les explorer à votre rythme. Pour l’instant, cherchez le bouton ACHETER (souvent vert).
Vous allez maintenant remplir votre ordre d’achat.
Ordre limité ». C’est comme dire « J’achète, mais seulement si le prix est au maximum de X euros ». D’autres types d’ordres existent, nous les verrons plus tard. L’ordre limité est une bonne habitude à prendre.Point important : la Bourse n’est pas ouverte en continu. Elle ouvre du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h 30. Elle ferme aussi certains jours fériés : vérifiez bien avant de passer votre ordre.
Quand la Bourse est fermée, le prix est figé et vous n’avez plus de visibilité sur son évolution. Le prix d’ouverture à 9 h peut être très différent du prix de fermeture de la veille à 17 h 30.
Pour que votre ordre passe à un prix juste, passez-le uniquement pendant les heures d’ouverture de la Bourse.
Validez, puis vérifiez bien le récapitulatif de votre ordre, avant de valider définitivement. Si votre ordre est exécuté, vous recevrez une confirmation.
Et voilà ! Vous voici digne détenteur ou détentrice d’un ETF actions Monde. On ne dirait pas comme ça, mais vous êtes maintenant co-propriétaire de plus de 1 300 entreprises mondiales.
Félicitations !