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C’est la première étape de toutes les étapes.
Un compte bancaire à votre nom, qui soit simple, pratique et peu cher, c’est la plateforme de circulation de votre flouze, l’outil central de votre vie financière.
C’est là que tombent vos revenus, de là que partent vos dépenses et de là que commencent vos investissements.
Avoir un compte bancaire à votre nom, c’est aussi avoir la main sur votre indépendance, pour aujourd’hui et pour demain.
Pour ouvrir votre compte, vous avez le choix entre plusieurs types de banques :
Choisir une banque en ligne peut vous sembler moins rassurant. C’est une crainte infondée.
Les banques en ligne en France n’ont pas à rougir devant les banques traditionnelles… d’autant qu’elles leur appartiennent : Boursorama appartient à la Société Générale ; Fortuneo appartient au Crédit Mutuel ; Hello Bank appartient à BNP Paribas.
Soyons très clairs : en 2025, un compte bancaire et une carte bancaire doivent être gratuits. Oui, même les cartes Visa Premier et Mastercard Gold.
Ne vous inquiétez pas pour votre banque, elle a trouvé les moyens de subvenir à ses besoins :
Les banques en ligne proposent des comptes gratuits avec carte bancaire gratuite pour les opérations courantes. Si vous savez vous servir d’Internet, c’est notre recommandation.
(Et si vous nous lisez, c’est que vous savez vous servir d’Internet.)
Les banques comptent parmi les entreprises où votre fidélité n’est pas récompensée. C’est même l’inverse. Les avantages les plus intéressants sont proposés aux non-clients.
N’oubliez pas que la banque est à votre service. Pas l’inverse. Si son offre n’est pas satisfaisante, vous pouvez partir ailleurs.
C’est votre argent, c’est vous qui décidez.
Après le compte courant, le Livret A est un bon premier réflexe. Il permet de stocker de l’argent qui reste accessible facilement et rapidement, tout en étant légèrement rémunéré et non fiscalisé.
Ce n’est pas le Livret A qui vous permettra de vous enrichir. Il vous permet tout juste d’éviter de vous faire grignoter sévère par l’inflation.
C’est néanmoins un bon outil pour stocker du cash – même pour un investisseur chevronné – et utile pour piloter le risque au sein de son patrimoine.
Le Livret A est un compte bancaire avec des particularités :
Plus l’inflation est forte, plus le taux du Livret A est censé augmenter. Mais ne vous y trompez pas : même un taux relativement élevé ne vous fait pas gagner d’argent. Il ne vise qu’à vous protéger, pour que vous ne perdiez pas trop – et encore, ça ne marche pas toujours.
Tout l’argent qui n’est pas sur un livret ou un compte rémunéré perd en valeur au fil des années.
Si votre compte courant et votre Livret A sont dans la même banque, les virements entre les deux sont quasi instantanés. Vous pouvez voir le Livret A comme une extension de votre compte courant : gardez sur votre compte courant uniquement ce qu’il vous faut pour les dépenses du mois et placez tout ce qui dépasse sur votre Livret A. Il n’est pas loin : en cas de besoin, un virement et hop, votre argent est disponible.
Concrètement :
Les intérêts du Livret A sont calculés par quinzaines entières :
Exemple. Le 2 mai, Oscar dépose 300 € sur son Livret A.
Le 29 mai, Oscar a besoin de cette somme, il récupère ses 300 €.
Combien a-t-il généré d’intérêts sur ce laps de temps ?
Zéro, vous avez compris.
Maintenant que vous savez comment fonctionnent les intérêts du Livret A, remettons les choses en perspective : ce ne sont pas eux qui vont changer votre vie. Les intérêts du Livret A ne sont qu’une protection (partielle et imparfaite) contre l’inflation.
Quelques dizaines d’euros par an ne valent pas les stratégies contraignantes et sophistiquées que l’on voit parfois passer sur les forums d’investissement.
Le vrai moteur de croissance de votre patrimoine se situe ailleurs. Votre intelligence et votre temps seront bien mieux investis dans la compréhension de votre profil de risque et le choix d’une allocation cohérente avec vos projets.
Ça tombe bien, chez Cayas on a conçu un parcours Cayas gratuit, exprès pour ça.

Un autre livret existe, moins connu que le Livret A, alors qu’il est plus rémunérateur : le Livret d’épargne populaire ou LEP.
Il a été créé pour aider les personnes aux revenus plus modestes à maintenir leur pouvoir d’achat. Il concerne environ 35 % de la population majeure française et fonctionne exactement comme le Livret A.
Vérifiez si vous cochez les cases pour en ouvrir un. Si oui, vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Mieux qu’un Livret A, sans risque, garanti et entièrement liquide : en rendement ajusté du risque, vous n’aurez pas mieux.
Pour ouvrir un LEP, vos revenus ne doivent pas dépasser un certain plafond.
Le chiffre qui sera regardé, c’est votre revenu fiscal de référence de l’année dernière (N-1) ou de l’année d’avant (N-2). La banque vous demandera votre avis d’imposition, ou vérifiera que vous êtes éligible directement auprès de l’administration fiscale.
Par exemple, en 2025, ces deux personnes peuvent ouvrir un LEP :
Les plafonds sont révisés chaque année. Ils tiennent compte de la composition de votre famille (nombre de parts) et sont différents selon que vous habitez en métropole ou outre-mer : jetez un œil au tableau des plafonds ici.
Que se passe-t-il si votre nouveau revenu fiscal de référence dépasse le plafond de votre LEP ?
Concrètement :
Tant que votre LEP n’est pas blindé ras-la-binette, ne mettez pas un rond sur votre Livret A. Quand deux options sont disponibles et que l’une rapporte plus que l’autre, on privilégie celle qui rapporte plus.
Votre LEP devient alors votre livret prioritaire à considérer comme une extension de votre compte courant.
Même topo que précédemment : gardez sur votre compte courant uniquement ce qu’il faut pour vos dépenses du mois et placez tout ce qui dépasse sur votre LEP. En cas de besoin, un virement et hop.
En 2023, environ 18 millions de Français pouvaient ouvrir un LEP, d’après la Direction générale des finances publiques. Pourtant, seuls 10 millions de LEP étaient ouverts.
Autrement dit : presque un Français éligible sur deux passe à côté. Prenez quelques minutes et vérifiez que vous n’en faites pas partie.
Pareil pour vos proches.
Vous voulez encore du livret ? Il y en a encore !
Un troisième livret existe, toujours garanti par l’État et toujours avec des intérêts exonérés d’impôts : le Livret de développement durable et solidaire (LDDS).
Son taux de rémunération est identique au Livret A.
Ses deux différences :
Concrètement, le LDDS s’utilise exactement comme le Livret A.
Enfin, un quatrième livret garanti par l’État existe : le Livret Jeune.
Son fonctionnement est identique à celui de ses grands frères, avec quelques caractéristiques :
Si vous avez entre 18 et 25 ans, faites les choses dans l’ordre : commencez par épargner sur le LEP (si vous êtes éligible), puis sur le Livret Jeune, puis sur le Livret A et le LDDS à égalité.
Attention à ne pas confondre ces quatre livrets garantis par l’État avec la ribambelle de « Super Livrets », « Livrets boostés », « Livrets +++ » proposés par les banques.
Les livrets boostés sont des livrets non réglementés. Ils partagent certes quelques qualités avec leurs cousins réglementés – paiement des intérêts et accès immédiat – mais la ressemblance s’arrête là.
Ce sont des produits créés librement par les banques. Pas de garantie par l’État, des gains imposables et souvent des rémunérations alléchantes pendant quelques mois, qui fondent ensuite vers le pas-grand-chose.
Les livrets non réglementés ne font pas partie du kit de base de l’investisseur ou de l’investisseuse.
Le prochain compartiment de votre kit est bien plus important : c’est le PEA.