Manon, épisode 3 : Le pire, rien que le pire ! Mode d’emploi des scénarios catastrophes

21 October 2026
par
Marine Hermenault

Précédemment dans la vie de Manon :

‍Épisode 1 : Un casse-tête immobilier, des simulations, et une décision

‍Épisode 2 : Une vie pro passée à la moulinette (congé parental, freelance, projet perso)‍

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🥁 roulements de tambours 🥁

Retour de Manon pour un épisode particulier : aujourd’hui, on parle de tuiles, de galères, de coups du sort et de tragédie grecque.

Vous la connaissez bien maintenant : 33 ans, passionnée de théâtre, cadre dans une boîte du CAC 40, maman d’un petit loulou de 2 ans, propriétaire de son appart, fraîchement mariée. Et 28 000 € sur son compte courant. (On y reviendra, promis, prochain épisode.)

Pour Manon, le plus grand déclic de psychologie financière n’est pas venu d’un tableau Excel ou d’une simulation de rendement, mais d’une heure passée ensemble à visualiser le pire.

Visualiser ses propres scénarios catastrophes, ça sert à plein de choses :

  • Remplacer des peurs floues par des problèmes concrets : on met des mots dessus, on quantifie pour mieux visualiser.
  • Réduire l’anxiété financière : c’est le deuxième pire type d’anxiété (après l’anxiété médicale), mais c’est surtout un multiplicateur : une épreuve de vie est bien plus difficile à traverser quand on se demande, en plus, comment on va payer les factures.
  • Mesurer la résilience de son plan : maison de paille, de bois ou de pierre ? Que se passe-t-il quand le vent se lève ?
  • Se donner la permission de faire : paradoxalement, quand on sait que le pire est absorbable, on peut se permettre d’oser construire le meilleur sans arrière-pensée.

Mais d’abord, c’est quoi une cata ?

Il ne faut pas tout mélanger :

  • D’un côté, il y a les averses de la vie : devoir changer de voiture en urgence, remplacer le chauffe-eau qui nous a pété à la figure, refaire une toiture après un gros coup de vent… Ce n’est pas très agréable, mais on peut prévoir un parapluie.
  • De l’autre, il y a les tempêtes : une perte de revenus inattendue et prolongée, une séparation, un décès, une maladie longue ou une perte d’autonomie… Ce sont les événements qui créent un « avant » et un « après » dans vos finances.

Les averses sont prévisibles : aussi fidèle soit-elle, la Capy-Mobile devra être remplacée un jour. Et le parapluie financier c’est la liquidité du patrimoine, c’est-à-dire l’argent disponible facilement et rapidement.

L’approche Cayas, c’est de faire les provisions en juste proportion.

  • On vous aide à anticiper les grosses dépenses prévisibles dans le Plan de vie.
  • On s’assure aussi que vous mettiez bien de côté ce qu’il faut. Par exemple, on recommande de provisionner 2 % de la valeur d’un bien immobilier par an (provision souvent oubliée). Vous ne dépenserez peut-être pas tout ça chaque année, mais comme ça, vous aurez de quoi raquer l’année où tombera le ravalement de façade décidé par votre charmante copro.

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Cayas aide les propriétaires d’immobilier à prévoir les tuiles.

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Les tempêtes, c’est autre chose : on parle cette fois d’un bouleversement de l’équilibre financier. C’est très incertain, on ne le souhaite à personne. C’est typiquement ce qui empêche de dormir la nuit.

Pour Manon, ça ressemble à ça :

  • Devenir Maman Solo : pouf ! Téléportation inexpliquée du conjoint vers une autre dimension. Il n’y a plus qu’un seul parent à la maison, et plus qu’un seul revenu pour faire tourner le foyer.
  • Être prise dans un étau générationnel : un coup de fil du collège, un autre de l’EHPAD. Deux générations qui ont financièrement besoin d’elle en même temps.
  • Subir une retraite contrariée : 49.3 réformes plus tard, la pension a fondu et la ligne d’arrivée ne fait que reculer.

On va regarder tout ça dans des scénarios alternatifs, c’est-à-dire dans le bac à sable de son Plan de vie. La limite de la simulation, c’est l’imagination. Cette fois, au lieu de simuler l’impact de partir en vacances deux fois par an au lieu d’une, on regardera les déviations, les routes barrées et les itinéraires de secours.

Le scénario cata

Ce sont des simulations à la machette. Souvenez-vous qu’on cherche à simuler le pire scénario. Il y a toujours des optimisations possibles à droite à gauche, surtout quand on est débrouillarde comme Manon. Mais vous négociez avec vos cauchemars, vous ?

2030, Maman solo

  • Manon assume seule la totalité des dépenses du foyer, qu’on garde au même niveau. 65 000 € au total. En comparaison, avec le prorata, c’est plutôt 34 000 € actuellement.
  • Impossible de garder l’appartement. Il a été acheté il y a seulement trois ans, donc il est en moins-value en comptant les frais de notaire et les frais d’agence.

2035, L’étau générationnel

La maman de Manon n’est plus toute jeune.

  • D’abord, c’est une aide à domicile dédiée qui est embauchée. Contributions de Manon : 1 500 € par mois, soit 18 000 € par an.
  • Puis, il va falloir payer l’EHPAD pendant dix ans. Contributions : 2 500 € par mois, soit 30 000 € par an. (Dix ans c’est beaucoup. La durée moyenne de résidence en EHPAD est de trois ans et demi.)

Et puis parce que c’est ça qui est fun dans la vie, c’est aussi à cette période que Manon devra financer les études de ses enfants. Et ça, c’est non-négociable pour elle.

2055, Le bouquet final de le retraite rognée

On estime la future retraite de Manon à 50 % de la pension estimée aujourd’hui pour elle par Info Retraite.

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La simulation de Manon : un petit enchaînement de scénarios cata

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Ça passe ou ça casse ?

Ça casse, bien sûr. 100 % d’échec.

Au bout d’un moment, quand on dépense beaucoup plus que ce qu’on gagne, la tirelire s’épuise.

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La simulation de Manon : cascade de l’échec

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Pourtant, Manon est « agréablement surprise » : ça casse, bien sûr, mais pas avant 2047 ! C’est-à-dire qu’elle aura eu le temps d’avoir tout géré toute seule, d’avoir payé l’aide à domicile et l’EHPAD, et d’avoir payé cinq ans d’études à ses deux gaminous.

Ok, donc maintenant on négocie

« Non, mais c’est vrai que toutes ces catas, c’est pas réaliste. » (Eh. C’est pas moi qui l’ai dit.)

Manon reprend la main. Déjà, jamais elle ne dépensera 65 000 € par an sans le revenu de son conjoint. Première chose, on sort ses hobbies bien chers à lui (la chute libre et la soufflerie) et les grosses vacances. Ensuite, on loue plus petit et moins cher.

On passe à 50 000 € de dépenses annuelles, puis à 40 000 € quand les enfants auront quitté le nid.

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La simulation de Manon après ajustement : une cascade qui rebondit un peu

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Ça casse toujours. Mais ! En 2072, quand Manon aura 80 ans.

Sa réaction, c’est un soupir de soulagement. Ajuster le niveau de dépenses, c’est juste un levier parmi d’autres. On n’a pas pris en compte d’augmentation des revenus, par exemple. Et puis, elle a l’air assuré en le disant : elle « fera ce qu’il faut » si besoin.

L’angoisse s’éloigne.

Les décisions de Manon

Évidemment, tout ceci est resté un scénario alternatif. Mais qui a servi à prendre des décisions :

  • Vendre l’appartement parisien, maintenant, c’est sûr de chez sûr. Le patrimoine liquide, c’est beaucoup trop important.
  • Inclure quelques « averses » dans son plan : on a gonflé les provisions sur l’appart bordelais de 2 % à 2,5 % par an (+ 1 350 €), ajouté un remplacement de voiture, et considéré que les enfants resteraient à la maison jusqu’à leurs 25 ans révolus.
  • En parler avec sa maman. Celle-ci lui a dit qu’elle cotisait depuis un moment déjà à une assurance dépendance, qui lui verserait une rente en cas de dépendance reconnue. La menace de l’étau générationnel s’est éloignée juste parce qu’elles ont abordé le sujet ensemble. Ce n’était pas une discussion facile mais c’est bien, il est temps de casser le tabou de l’argent en famille.
  • Investir plus maintenant. Alors celle-ci, je ne l’avais pas vu venir ! Mais Manon m’a expliqué que plus de liquidités = plus de libertés, et je ne pouvais qu’être d’accord avec elle. Elle a annulé ses abonnements inutiles, y compris une salle de sport où elle ne met plus les pieds, et avec ça elle contribue de 200 € de plus à ses investissements mensuels.

La suite au prochain épisode

Ah la la ! Ces 28 000 € toujours stagnants sur son compte courant ! Et le reste aussi : le plan épargne entreprise, l’assurance-vie et tutti quanti… C’est le moment, ça y est 😊

Dans le 4e et dernier épisode de cette série, je vous donne concrètement le plan financier qu’on a conçu pour Manon, la mise en place, et ce qu’elle a à faire chaque mois.

Affaire à suivre ;)

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Manon a choisi la formule Avancée de Cayas Accompagné.

Vous aussi, vous voulez démêler votre pelote de projets ? Choisissez la formule qui vous correspond.

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